Trucs et turpitudes de camping-caristes en vadrouille.

Publié le par A3CViste

Je ne résiste pas à l'envie vous de partager avec vous la discussion avec notre aventurière camping-cariste (77 ans) de l'Ile d'Oléron auteure avec son mari (80 ans) d'un périple incroyable de 55 000 km à travers le Canada, l'Alaska, les USA et le Mexique avec leur camping-car personnel. Le couple connaissait assurément bien le continent nord américain; c'était, en fait, leur troisième aventure qui se distinguait des deux autres surtout par sa très longue durée (1 an). Ils avaient embarqué leur camping-car à Anvers et l'avaient récupéré à Halifax. Les services de shipping offerts par la Société allemande Seabridge, pour un prix d'environ 5000 euros aller et retour, avaient été jugés irréprochables. Le couple avait réussi ,en outre, à négocier auprès de Seabridge un chargement à bord de leur camping-car raisonnable avec tous les équipements et les vêtements qu'ils jugeaient indispensables à leur long séjour. L'avion sur Paris-Halifax aller et retour leur a coûté environ 1000 euros pour eux deux. 

malo Inés vacances 2011 010 

Question: Avez vous réussi à bivouaquer facilement au Canada et aux USA ?

Réponse: Le bivouac, tel qu'on peut le pratiquer en Europe, n'est pas favorisé en dehors des campings officiels. Il n'y a pas d'aires de stationnement équipées de bornes de services comme chez nous. C'est donc le système D! Aux US, les parkings des hypermarchés Walmart , ouverts toute la nuit, sont très fréquentés par les touristes camping-caristes nomades comme nous. Cette chaine de distribution dispose de plus de 3500 hypermarchés répartis sur tout le territoire mais avec des zônes déficitaires comme la Californie et la Floride. Au Canada, cette chaine de distribution existe aussi mais les hypermarchés sont malheureusement fermés la nuit et donc le parking est fréquemment rendu inaccessible. Au Canada, comme aux USA , le bivouac est toujours possible mais il faut surtout privilégier les quartiers résidentiels des villes, moyennant une approche conviviale du voisinage qui sait distinguer le touriste sympathique du gèneur en puissance.

 

Question: Quelles distances parcouriez-vous chaque jour ?

Réponse:  C'était très variable; parfois quelques km et parfois 400 Km. Parfois même, nous séjournions plusieurs jours au même endroit. (elle sort alors ses deux magnifiques cahiers Lafontaine dans lesquels elle a consigné, avec une écriture régulière et sans ratures, toutes  leurs activités journalières pour illustrer quelques séquences de leur périple)   

 

Question: Comment s'approvisionner en eau ?

Réponse: Dans toutes les stations services, on peut faire le plein d'eau et parfois on peut aussi vidanger les eaux sales.

 

Question: Et pour les vidanges des cassettes; comment opériez-vous ?

Réponse: Ah ça alors, il faut se résoudre à appliquer la recette canadienne valable autant pour le Canada que pour les USA: le sac plastique pour le solide et tout bêtement la nature pour le liquide. Le sac plastique, c'est comme Toutounet pour les chiens, il prend alors le chemin des poubelles avec les autres déchêts....et voilà!

 

Question: Que se passe-t-il quand on stationne sur les routes et/ou sur les parkings le longs des routes?

Réponse: Immédiatement, une patrouille de police vient vous contrôler et surtout vous conseiller de vous rendre dans le camping le plus proche. Il faut alors prendre la précaution de téléphoner pour s'assurer de la place disponible. En effet, si le camping est complet, le suivant peut se situer à plus de 300 km de là! Attention aussi aux excès de vitesse; il y au USA une surveillance permanente (brigades volante et motorisée) et celà malgré le ressentiment d'être presque seul sur la route! Le GPS se révèle indispensable pour atteindre directement ces lieux d'hébergement ; il nous avait manqué lors des périples précédents. 

 

Question: Pourquoi n'avoir pas descendu au delà du Mexique ?

Réponse: En raison des tracasseries frontalières entre les différents pays d'Amérique centrale. Beaucoup de contrôleurs (policiers et/ou douaniers) veulent systématiquement afficher leur enfantin pouvoir de nuire...Il faut aussi rapidement s'éloigner de la frontière USA-Mexique réputée comme zône insécure. Par ailleurs plus on descend vers l'Amérique du Sud en enchaînant le Guatemala, le Honduras,le  Nicaragua et le Costa-Rica,  plus les couvertures des assurances obligatoires deviennent floues.Nous avons finalement rebroussé chemin abandonnant ainsi notre projet initial d'atteindre le Canal de Panama. 

 

Question: Quel est votre plus mauvais souvenir ?

Réponse: Mon mari vous dirait que ce sont les horribles ralentisseurs surtout au Mexique; vous pouviez en franchir une cinquantaine en une heure et quelle secousse même à vitesse réduite!

 

Question: Et le meilleur ?

Réponse: La découverte de l'Alaska!

 

Question: Après une année d'absence de chez vous à l'Ile d'Oléron, comment avez-vous retrouvé votre maison et votre jardin ?

Réponse: Comme nous l'avions quitté, car elle a été occupée par plusieurs amis américains ou canadiens rencontrès au fil de nos escapades nord-américaines. 

 

J'ai adoré cette discussion. Et vous qu'en pensez-vous ?  

 

Publié dans Balades

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